Le Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants (CIAF) a été reçu, vendredi 3 juillet, par les autorités politiques, administratives et locales de Bimbo, à la mairie de la ville. Cette visite a marqué le lancement des activités du projet intitulé « Assistance en vue de la réhabilitation physique, psychologique et du soutien socio-économique aux victimes en République centrafricaine », qui concerne exclusivement les victimes de la commune de Bimbo 2, dans la préfecture de Bangui-Fleuve. La cérémonie de lancement a été présidée par le maire de Bimbo, Armand Souabeti, en présence du préfet de Bangui-Fleuve, Armel Balegbaya, ainsi que d’autres autorités locales.
Le projet du CIAF vise à apporter une assistance complète aux victimes de pratiques traditionnelles néfastes, notamment les mutilations génitales féminines, les mariages forcés, les violences sexuelles et les autres formes de violence basée sur le genre. L’objectif est de leur offrir une réhabilitation physique, psychologique et socio-économique, afin de leur permettre de se reconstruire et de retrouver une vie digne. Un volet juridique est également prévu, pour aider les victimes à faire valoir leurs droits et à obtenir réparation.
Dans son intervention, le maire de Bimbo, Armand Souabeti, a exhorté les autorités locales à accompagner le CIAF dans l’identification des véritables bénéficiaires, tout en dénonçant les pratiques de favoritisme. Il a insisté sur la nécessité de garantir une répartition équitable et transparente de l’assistance, pour que le projet profite réellement aux victimes. Un avertissement clair adressé aux personnes qui pourraient tenter de détourner l’aide destinée aux plus vulnérables.
Le préfet de Bangui-Fleuve, Armel Balegbaya, a promis de soutenir le CIAF dans la mise en œuvre du projet, en mobilisant les services techniques et en assurant la coordination avec les autres acteurs. Des réunions de suivi régulières sont prévues entre le CIAF et les autorités locales pour suivre l’avancement du projet et résoudre les éventuelles difficultés. La réussite du projet dépend de la collaboration de tous les acteurs, y compris les communautés locales.
Les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants sont encore fréquentes en Centrafrique, malgré les lois qui les interdisent.
Le CIAF, qui milite pour l’abolition de ces pratiques, joue un rôle important dans la sensibilisation, l’éducation et l’assistance aux victimes. Son action est essentielle pour protéger les droits des femmes et des enfants, et pour promouvoir une société plus juste et plus respectueuse de l’intégrité physique et morale de tous.

